Il
était une fois... les cidres du Pays d'Auge et de
Cornouaille!!!
Nous
sommes connus des peuples antiques et nous nous serions joliment
appelés « Chekar » en hébreu,
« Sikera » en grec puis « Sicera
» en
latin qui signifiait « boisson enivrante ».
Quelle que fut notre
origine, nous, "vins de pommes" fabriqués à
partir de jus de pommes
fermenté devînmes sidre puis cidre au cours du
premier millénaire.
L'usage du cidre et surtout celui du poiré en France, nous
apprend M.
Louis Du Bois, historien de Lisieux, remonterait à la fin du
VIe siècle
ou au commencement du VIIe.
"Ces boissons passèrent, avant
l'invasion des Maures, d'Afrique dans l'Espagne et la Biscaye (pays
basque espagnol). Ce fut de ces contrées que les anciens
navigateurs
dieppois rapportèrent les meilleures
variétés de pommiers et de
poiriers connues alors". |
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L'arrivée
de ces premiers greffons enrichirent le patrimoine
génétique
normand abondant en multiples variétés de
pommiers sauvages. Terre de
prédilection, la Normandie offre à ces arbres une
nature de sol et un
climat favorable à leur développement et leur
culture deviendra au fil
du temps, source de richesses. |
L'amélioration
des techniques de pressurage, l'importation de plants
améliorés, la condamnation du vignoble normand
par Charles IX sont
autant de facteurs qui contribuent à l'essor de la
production
cidricole. Apprécié des souverains
français et du Clergé, le cidre
devient un art de vivre au XVe siècle. Les gentilshommes
plantent,
greffent, pressent et dégustent. Cette période
faste pour les régions
productrices, Bretagne, Normandie et Maine, dure jusqu'en 1914 et se
trouve consacrée par les travaux de nombreux pomologues qui
s'intéressent à la culture de l'arbre,
à la sélection des meilleures
variétés et oeuvrent pour améliorer la
fabrication du cidre.
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Cependant,
les bouleversements
économiques engendrés par les deux
guerres mondiales modifient le paysage des vergers. Un certain
désintérêt pour les fruits, la
recherche de la productivité au
détriment du goût et l'abandon par l'Etat des
quotas d'alcool annoncent
la fin de la production traditionnelle.
Dans les années 80, les
producteurs du Pays d'Auge et du Finistère montrent leur
détermination
à sauvegarder leur patrimoine variétal et
deviennent leaders des
replantations. |

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Près
de dix ans d'enquêtes sur les
variétés, les conditions
d'élaboration et l'analyse des sols pour
délimiter l'aire géographique
d'appellation
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Afin
de protéger un cidre de terroir
élaboré à partir de pommes
à cidre locales et selon des techniques de production
traditionnelles, les producteurs augerons et finistériens
demandent une reconnaissance en AOC (Appellation d'Origine
Contrôlée).
Prés de dix ans d'enquêtes sur les
variétés, les conditions d'élaboration
et l'analyse des sols pour délimiter l'aire
géographique d'appellation, permettent l'obtention de
l'appellation "Pays d'Auge" Contrôlée et de
l'appellation "Cornouaille" Contrôlée en mars 1996. |
diffusé en accord avec l'idac-aoc
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